La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux passent ainsi de 17,2 % à 18,6 % sur une grande partie des revenus de placement. Bonne nouvelle pour les épargnants : l’assurance-vie fait partie des exceptions.
Ce qui change en 2026
La hausse concerne notamment les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières. Pour ces revenus, le prélèvement forfaitaire unique, souvent appelé « flat tax », passe de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).
Les placements qui restent à 17,2 %
- les contrats d’assurance-vie et de capitalisation ;
- les revenus fonciers, y compris ceux des SCPI détenues en direct ;
- les plus-values immobilières ;
- les PEL et CEL ouverts avant 2018, ainsi que les PEP.
Pour l’assurance-vie, la fiscalité globale d’un rachat reste donc inchangée : jusqu’à 30 % au maximum sur la part de gains, et souvent beaucoup moins après 8 ans grâce à l’abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple).
Ce que cela change pour votre épargne
L’écart de fiscalité entre l’assurance-vie et un compte-titres s’accroît légèrement. Pour une épargne de long terme, l’assurance-vie conserve ainsi tous ses atouts : capitalisation sans imposition tant que vous ne retirez rien, abattement après 8 ans, et cadre successoral spécifique.
Ce n’est pas pour autant une raison de tout y loger : la répartition entre enveloppes dépend de votre horizon, de vos besoins de revenus et de votre stratégie de transmission. C’est précisément l’objet d’un bilan patrimonial.
Pour aller plus loin
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Article à caractère informatif, à jour de la réglementation en vigueur en octobre 2026. Il ne constitue pas un conseil personnalisé.